Choses à ne pas faire en Crète : 6 erreurs à éviter

On a passé deux semaines en Crète l’automne dernier, et on est repartis avec une conviction : la plupart des mauvaises surprises des voyageurs sont évitables. Pas parce que l’île serait compliquée, elle ne l’est pas, mais parce qu’on y arrive souvent avec les réflexes des Cyclades ou d’un club all-inclusive. Voici, sans langue de bois, ce qu’on éviterait de refaire et ce qu’on a appris sur place.

En résumé

  • Ne sous-estimez pas les distances : la Crète fait la taille d’un département, les routes de montagne sont lentes.
  • Ne jetez pas le papier dans les toilettes : plomberie ancienne, poubelle à côté, c’est la règle partout en Grèce.
  • Évitez juillet-août si vous pouvez : préférez avril-juin ou septembre à mi-octobre.
  • Fuyez les menus « pizza-pasta-burger » des zones touristiques et cherchez les tavernes de village.
  • Emportez une carte européenne d’assurance maladie et gardez vos reçus.

Sous-estimer les distances

C’est l’erreur numéro un, et on l’a faite. La Crète n’est pas un petit caillou : d’ouest en est, il faut compter plusieurs heures de route, souvent sur des lacets de montagne. On avait prévu de dormir un soir à La Canée et le lendemain à Sitia, à l’autre bout de l’île. Mauvaise idée : une journée entière avalée par la voiture. Le bon plan, c’est de découper l’île en deux ou trois bases (ouest autour de La Canée, centre autour d’Héraklion-Réthymnon, est autour d’Agios Nikolaos) et de rayonner depuis chacune.

Venir en plein cœur de l’été

Juillet et août, c’est la fournaise et la foule dans tous les sites majeurs, de Knossos aux gorges de Samaria. Les meilleures fenêtres sont avril à juin et septembre à mi-octobre : températures douces, mer encore chaude en septembre, prix plus sages et sites respirables. On y était fin septembre, l’eau était à 24 °C et les plages presque à nous.

Manger là où tout le monde mange

Sur les fronts de mer touristiques, les cartes plastifiées avec photos et menus internationaux vendent une cuisine standardisée et chère. La vraie gastronomie crétoise, on l’a trouvée dans les tavernes de village, à l’intérieur des terres. Repérez celles où mangent des Grecs, où la carte est courte et parfois seulement en grec. Dakos, escargots, agneau au four, huile d’olive partout : c’est meilleur et souvent moins cher.

Ignorer deux ou trois règles locales

  • Les toilettes : les canalisations anciennes ne supportent pas le papier. On le met dans la poubelle prévue à côté. Surprenant au début, normal après deux jours.
  • L’eau : l’île souffre de sécheresse qui s’aggrave. Douches courtes, robinet fermé, on fait sa part.
  • La politesse : un « Kalimera » (bonjour) et un « Efcharisto » (merci) changent l’accueil du tout au tout.
  • Les monastères : épaules et genoux couverts, sinon on vous refuse l’entrée, à juste titre.

Négliger le soleil et l’assurance

Le soleil crétois tape fort, même quand le vent rafraîchit. Crème SPF 50+ toutes les deux heures, chapeau, et beaucoup d’eau : la déshydratation guette vite en randonnée. Côté santé, emportez votre carte européenne d’assurance maladie avant de partir et conservez tous les reçus médicaux, sans quoi un remboursement devient un casse-tête.

Notre avis

La Crète nous a bluffés justement parce qu’elle refuse d’être une carte postale lisse. On y va pour les gorges, les villages de montagne, les tavernes sans nom et les plages du sud encore sauvages. Évitez ces quelques pièges, prenez votre temps, et l’île vous le rendra au centuple.

Sources : guides locaux et retours de voyageurs compilés par Huakai et Organise tes vacances.

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Laura & Pierre

Laura et Pierre forment le duo derrière Eoliano. Basés à Nantes, ils racontent leurs voyages à la première personne, du week-end prolongé en France aux longs trajets en train à l'autre bout du monde. Leur credo : des conseils concrets et testés, un avis franc, et un livre par destination.

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