Que faire vers Narbonne : nos coins préférés autour de la ville

Que faire vers Narbonne ? Nos étapes testées autour de la ville : abbaye de Fontfroide, massif de la Clape, étangs de Bages et chalets de Gruissan.

On est arrivés à Narbonne presque par accident, un vendredi de mars, avec la Tramontane qui décoiffait les platanes du canal de la Robine et nous deux qui cherchions surtout un endroit pour poser la voiture. On pensait y passer deux heures. On y est restés trois jours, et aucun de ces jours ne s’est vraiment passé dans Narbonne. Parce que la vraie question, quand on débarque ici, ce n’est pas tellement quoi voir dans la ville, c’est quoi faire vers Narbonne, dans ce rayon de vingt minutes où la garrigue, les étangs, les Corbières et la mer se touchent presque.

En résumé

  • Narbonne se vit surtout dans ses environs, pas dans son centre.
  • Gruissan et ses chalets sur pilotis, le massif de la Clape pour le vin et les panoramas.
  • L’abbaye de Fontfroide, joyau cistercien à un quart d’heure.
  • Le canal de la Robine à vélo, les étangs et leurs flamants roses.
  • À faire hors saison : la Tramontane décoiffe mais le ciel est pur.

Voici nos étapes, celles qu’on a aimées et celle qui nous a un peu déçus, parce qu’on s’est promis de ne jamais vous vendre du rêve qu’on n’a pas vécu.

Que faire vers Narbonne quand on n’a qu’une journée

Si vous ne passez qu’une journée dans le coin, oubliez l’idée de tout cocher. Narbonne sert surtout de point d’ancrage : on dort là, on prend un café sur le cours Mirabeau, et on file. En une journée bien remplie, on a réussi à enchaîner l’abbaye de Fontfroide le matin et l’étang de Bages en fin d’après-midi, avec une longue pause déjeuner entre les deux. C’est le bon tempo, ni course ni ennui.

Le plus frappant, ici, c’est la distance ridicule entre des paysages qui n’ont rien à voir. En un quart d’heure de route, on passe d’un cloître cistercien à une lagune pleine de flamants roses. C’est ça qui rend la région attachante, et c’est ça qu’on a essayé de suivre.

L’abbaye de Fontfroide, à dix minutes de Narbonne

On commence par notre coup de cœur. L’abbaye de Fontfroide est à un petit quart d’heure de Narbonne, posée dans un repli des Corbières, et c’est le genre d’endroit où on baisse la voix sans s’en rendre compte. Fondée par les Cisterciens, elle a gardé son cloître, sa salle capitulaire et, surprise pour nous, une roseraie classée jardin remarquable où Laura a passé une demi-heure de plus que prévu, le nez dans les variétés anciennes.

Le billet donne accès aux jardins en terrasses, et c’est là qu’il faut prendre son temps. On a poussé jusqu’au sentier qui monte vers la Croix de Fontfroide, vingt-cinq minutes de grimpette sèche dans la garrigue, et la récompense en haut : les Corbières d’un côté, la trouée vers la mer de l’autre. Pierre a voulu redescendre par l’autre versant, on s’est un peu perdus, on a fini par rire. C’est souvent comme ça que se fabriquent les meilleurs souvenirs.

Le massif de la Clape, entre Narbonne et la mer

Entre Narbonne et la mer, il y a ce massif calcaire un peu sauvage qu’on appelle la Clape, au cœur du parc naturel régional de la Narbonnaise. On y est allés pour le gouffre de l’Œil Doux, une vasque d’eau bleu-vert cernée de falaises, atteinte après une marche courte mais en plein cailloux. Mettez de vraies chaussures, on a croisé des gens en tongs qui n’avançaient plus.

Côté honnêteté : le jour où on y est allés, la Tramontane soufflait si fort qu’on tenait à peine debout sur les crêtes, et la lumière de midi écrasait tout. Ce n’était pas le bon moment. Si c’était à refaire, on partirait tôt, en fin de printemps, quand la garrigue sent encore le thym et que le vent se repose un peu.

Les étangs de Bages, le coin le plus lent autour de Narbonne

C’est notre partie préférée, et c’est aussi la moins photographiée. Au sud de la ville s’étire l’étang de Bages-Sigean, une lagune basse où l’eau, le ciel et la terre n’arrêtent pas de se confondre. On s’est garés à La Nautique, à six kilomètres du centre, et on a simplement marché le long de la rive. Des flamants roses, des cabanes de pêcheurs, des vélos qui passent sans bruit.

Le village de Bages, accroché juste au-dessus de l’eau, mérite l’arrêt : ruelles étroites, ateliers d’artistes, et des huîtres et coquillages de l’étang qu’on a mangées sur une terrasse minuscule, face au plan d’eau, sans carte ni chichi. C’est là qu’on a compris pourquoi on revenait. Ce coin ne cherche pas à plaire, et c’est exactement pour ça qu’il plaît.

Gruissan et les villages à voir vers Narbonne

Pour la mer, direction Gruissan. Le vieux village en circulade, enroulé autour de sa tour, est de ceux où on traîne volontiers, mais ce qu’on retient surtout, ce sont deux choses. Les salins d’abord, avec leurs bassins qui virent au rose selon la saison et la petite boutique où on a acheté trop de sel et de fleur de sel pour la cuisine. La plage des chalets ensuite, ces cabanes sur pilotis rendues célèbres par un vieux film français, alignées face au sable. On y était hors saison, presque seuls, et c’était parfait. En plein été, on nous a prévenus que c’est bondé et cher.

Si vous avez plus de temps, poussez vers les villages. Lagrasse et Minerve, tous deux classés parmi les plus beaux villages de France, sont à une grosse demi-heure et valent chacun une matinée, l’un pour son abbaye au bord de l’Orbieu, l’autre pour son éperon rocheux au-dessus des gorges. Et si vous voyagez avec des enfants, la réserve africaine de Sigean, à vingt minutes au sud, occupe facilement une demi-journée. Ce n’est pas notre genre de sortie, mais on a vu assez de familles ravies pour le mentionner honnêtement.

Quand partir et combien de temps prévoir

Si vous nous demandez quand partir, on répond sans hésiter : le printemps, idéalement de la mi-avril à la mi-juin. Les sentiers fleurissent, les terrasses rouvrent, la foule n’est pas encore là et la Méditerranée commence à se laisser approcher. L’automne marche bien aussi. On éviterait juillet et août, non pas pour snober, mais parce que la chaleur et l’affluence transforment ce coin lent en parcours du combattant.

Côté durée, deux à trois jours suffisent pour goûter à l’essentiel sans courir. Un jour pour Fontfroide et la Clape, un jour pour les étangs et Gruissan, et une demi-journée flottante pour le marché des Halles de Narbonne, qui mérite, lui, qu’on rentre enfin en ville. Et s’il pleut, le Palais des Archevêques et son musée, plus les Halles couvertes, sauvent la journée.

FAQ : que faire vers Narbonne

Que faire entre Narbonne et la mer ?
Le massif de la Clape et le gouffre de l’Œil Doux, puis l’étang de Bages, Gruissan et sa plage des chalets, et Narbonne-plage pour la baignade.

Quel est le plus beau village autour de Narbonne ?
Lagrasse et Minerve, tous deux classés parmi les plus beaux villages de France. Bages, au bord de l’étang, a notre préférence pour l’ambiance.

Combien de jours pour visiter Narbonne et ses alentours ?
Deux à trois jours suffisent : une journée nature, une journée étangs et mer, une demi-journée en ville.

Quand partir vers Narbonne ?
De la mi-avril à la mi-juin, ou en automne. On évite juillet et août pour la chaleur, la foule et la Tramontane.

Que faire vers Narbonne quand il pleut ?
Le Palais des Archevêques et son musée, les Halles couvertes, et le caveau de l’abbaye de Fontfroide pour une dégustation à l’abri.

Voilà ce qu’on ferait, et referait, vers Narbonne. Si vous connaissez un coin qu’on a raté, dites-le nous en commentaire : on cherche toujours une raison d’y retourner.

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Laura & Pierre

Laura et Pierre forment le duo derrière Eoliano. Basés à Nantes, ils racontent leurs voyages à la première personne, du week-end prolongé en France aux longs trajets en train à l'autre bout du monde. Leur credo : des conseils concrets et testés, un avis franc, et un livre par destination.

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